Femmes, sois ce que tu veux

Coucou chères dames,

Aujourd’hui 8 mars et nous aurons droit à l’éternelle ritournelle qui va de pair avec son lot d’hypocrisie. Ce que je dis sur cette tribune, n’engage que moi. Vous l’aurez compris, je suis pas fana de cette journée.

Il paraît que je suis féministe, peut-être même si je ne me définis, ni me perçois de la sorte. Mais, il faut arrêter d’attendre que les gens nous célèbrent une journée pour que le reste de l’année, tous les signes de respect, de considération et j’en passe soient foulés aux pieds.

Que voulons-nous être dans notre société? Que voulons-nous comme société demain?

Nous sommes celles qui portons le monde en nous, l’élevons pour qu’il devienne ce que nous voyons. Alors décidons d’avoir un monde qui nous ressemble et assumons ce fait. Je parle surtout de la femme noire qui ne veut pas assumer son statut, son rôle, sa féminité et qui a besoin de l’aval masculin pour exister pleinement. Attention, je ne minimise pas le rôle des hommes, ni ne dis, qu’ils sont des quantités négligeables, loin s’en faut et Haro sur ceux qui lèvent déjà des boucliers parce que piqués dans leur égo et masculinité.

Je dis juste que si la femme veut d’un monde juste, équitable, douillet, qu’elle se bouge le cul pour le faire réaliser.

Pour avoir un monde meilleur, il faut inculquer la justice aux enfants, la sérénité etc. Pour avoir des Hommes compatissants, qui savent s’excuser quand ils déconnent, commençons à nous excuser auprès de nos enfants quand nous les blessons consciemment ou non.

Pour avoir un monde empathique, commençons à apprendre à nos enfants, à se mettre à la place des autres, commençons à se mettre à leur place pour retrouver nos émotions d’alors afin de mieux communiquer avec eux.

Pour avoir des hommes (genre masculin) qui se comportent avec humilité, qui savent faire la lessive, la cuisine et ne pas être des poids morts dans leurs foyers demain, être tendres, à l’aise avec les manifestations de sentiments sans se sentir dévalorisés, commençons à les câliner, leur dire qu’on les aime, leur faire débarrasser leurs couverts en fin de repas, laver leurs plats et leurs linge, etc.

Si nous voulons que nos filles soient fières, fortes, résilientes, commençons à leur dire que leur père n’est pas un saint mais c’est parce que nous l’avons choisi que nous puisons en nous les ressources pour que la relation soit stable; commençons à leur dire qu’elles doivent prendre en charge leur sexualité parce que c’est important; commençons à leur dire que l’amour ne suffit pas mais qu’il faut des compromis etc. Bref, tout ce que nous avons découvert sur le tard.

Apprenons à nos enfants (filles comme garçons) à se connaître avant tout. Parce que se connaître évite beaucoup d’erreurs qui sur le moment n’en sont pas. Apprendre à savoir qui on est, ce que l’on veut, ce que l’on veut devenir, ce qu’on attend de la vie et de l’autre, et ce avant de vouloir lier sa vie à celle de quelqu’un d’autre. Et si en cours de chemin on se rend compte qu’on s’est trompé, avoir le courage d’assumer et de repartir car le bonheur bien qu’étant personnel, est un chemin non la finalité.

Femmes, ce qui se passe aujourd’hui est le résultat de nos atermoiements d’hier. 

Faisons en sorte que demain reflète ce que nous voulons qu’il soit. Soyons ce que nous souhaitons.

Publié par

ninakoudjo

Cette plateforme est un vide grenier de mon cerveau. Vous y trouverez tout ce qui me fait vibrer ou hurler; bref du moi, tout craché.

3 réponses sur « Femmes, sois ce que tu veux »

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